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Religions et langues. Rites traditionnels d'Afrique. Manuels de langues. Evolution des langues africaines. Nouvelles du Gabon principalement.

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langues au cameroun

La politique gouvernementale reconnaît officiellement le BILINGUISME au Cameroun. Il est inscrit dans la Constitution en son article 1 & 3 :

Article 1

(3) La République du Cameroun adopte l'anglais et le français comme langues officielles d'égale valeur.

L'État garantit la promotion du bilinguisme sur toute l'étendue du territoire.

Il oeuvre pour la protection et la promotion des langues nationales.

Comme on le voit, il s'agit de la reconnaissance de l'anglais (utilisé principalement dans les régions du N-O et du S-O) et du français (dans toutes les autres régions. Il s'agit pratiquement d'un cas unique dans les pays francophones. Tous les textes officiels sont publiés dans les différentes administrations du pays, dans les deux langues.

Mais alors, qu'en est-il des quelque 250 à 300 langues locales, dites parfois nationales ?

Article 5

Au titre de la mission générale définie à l’article 4 ci-dessus, l’éducation a pour objectifs :

[...]

4) la promotion des langues nationales ;

Article 11

1) L’État assure l’élaboration et la mise en oeuvre de la politique de L’éducation à laquelle concourent les collectivités territoriales décentralisées, les familles ainsi que les institutions publiques et privées.

À cette fin, il [...] veille à l’adaptation permanente du système éducatif aux réalités économiques et socio-culturelles nationales ainsi qu’à l’environnement international, particulièrement en ce qui concerne la promotion des enseignements scientifiques et technologiques, du bilinguisme et l’enseignement des langues nationales;

On voit par ces deux articles, extraits de la CONSTITUTION, que les textes prévoient l'enseignement des langues nationales (ou langues locales). Le problème est que l'enseignement des langues locales est à l'état embryonnaire. La SIL (société internationale de linguistique) a développé des manuels de plusieurs de ces langues nationales en alphabet scientifique. La pérennité n'est pas assurée et l'abandon de l'étude de ces langues fréquentes dès que les enseignants sont affectés dans une autre région.

L'effort fourni par la Commission des Langues de l'Est (COLANG-EST) pour 14 langues de l'Est se réduit à l'enseignement de 5 langues locales très employées dont le kako, la gbaya, le maka et l'éwondo. L'enseignement a été initié dès la maternelle et le primaire, et a connu une régression dans le secondaire. Il s'agit de la méthode RAPIDOLANGUE créée en 1996 et dont l'efficacité est reconnue, car l'écriture, dans sa simplicité, permet à tout un chacun de lire et écrire sa propre langue sans connaissances particulières. Elle prend le nom RAPIDOMATER en maternelle, RAPIDOSIL dans les classes de la SIL (Section d'Initiation Linguistique) et RAPIDOPREPA en cours préparatoire. Elle deviendra RAPIDELEM au cours élémentaire et RAPIDOMOYEN au cours moyen.

Laissons-lui le temps de se faire connaître !

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